Boutique Biologiquement.comBotanique du baobab Adansonia digitata

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Caractères botaniques remarquables Adansonia digitata, ou baobab, est connu dans toute l’Afrique tropicale par son tronc immense et ses énormes branches. Celles-ci ressemblent à des racines, ce qui accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel.

Diamètre atteignant 3 à 6 m et hauteur, 25 à 30 m. Les jeunes arbres ont un tout autre aspect, ils ressemblent à des bouteilles élancées dans le bouchon desquelles on aurait piqué les rameaux. Le baobab est dénudé en saison sèche. Les feuilles d’Adansonia digitata sont composées avec 3 à 9 (6 à 7) folioles entières, lancéolées, longues de 4 à 15 cm et jusqu’à 5 cm de large, brillantes dessus, poilues dessous. Floraison : fleurs et fruits En fin de saison sèche ou juste avant les premières pluies, souvent avant l’apparition des premières feuilles. Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia: des fleurs pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées. Les fleurs mesurent 15 à 20 cm de diamètre, d’un blanc éclatant, se tachant de brun avec l’âge ou quand on des cueille. Elles se disposent de manières solitaires, suspendues à une ‘ficelle’, le pédoncule, qui peut atteindre 1 m de longueur et supporte plus tard le fruit. La pollinisation s’effectue par les chauves-souris et autres micro-mammifères.

Pain de singe le fruit de baobab adansonia digitata
Pain de singe le fruit de baobab adansonia digitata

Le fruit, que l’on appelle en français “pain de singe”, est de forme allongée ellipsoïde, mesurant 12 à 36 cm de long et 7 à 17 cm de diamètre. Son enveloppe de 0,5 à 1 cm d’épaisseur est pelucheuse, dure, ligneuse, vert brunâtre ou jaunâtre gris. A l’intérieur, on trouve une pulpe blanche à rosâtre pâle, compartimentée par 10 cloisons fibreuses dans le sens de la longueur. La pulpe contient de nombreuses graines de la grandeur d’un haricot, dures, réniformes, brun noir.

Ses fleurs, ses graines et ses feuilles quand elles sont très jeunes sont consommées crues ou bouillies, mais le plus souvent on sèche les feuilles, on les réduit en poudre et celle-ci est utilisée dans la cuisine avec diverses sauces: la poudre de feuilles de baobab adansonia digitata séchées est appelée ‘Lalo’ au Ferlo sénégalais et dans le reste du Sénégal et elle est fréquemment consommée avec le couscous. Le ‘Lalo’ est vendu sur la plupart des marchés. On sèche les feuilles quand on veut les conserver longtemps; on les vend ainsi sur le marchés telles quelles ou réduites en poudre qui est utilisée notamment pour lier les grains du couscous et dans des sauces. Mélangées à des graines de sésame et / ou à des arachides, les feuilles de baobab fraîches constituent une excellente salade ’affous’. La pulpe La pulpe des fruits de baobab adansonia digitata, généralement blanchâtre, mais pouvant être jaune ou rosée, appelée ‘pain de singe’, est très riche en acide ascorbique (vitamine C): on dit qu’à volume égal elle est plus riche que l’orange en vitamine C. On peut mâcher la pulpe et l’avaler, ou bien la dissoudre dans de l’eau pour faire une boisson est employée quelquefois comme un succédané du lait. On peut aussi dissoudre la poudre dans du lait. Cette boisson est quelquefois mélangée à la ‘mérissa’, sorte de bière de sorgho fermenté très commune au Soudant. Il y a encore quelques années, le Soudan exportait de la pulpe de fruit de baobab adansonia digitata pour l’industrie pharmaceutique britannique qui l’utilisait dans la fabrication de produits anti-inflammatoires. Les feuilles Dans beaucoup de régions, on coupe les branches pour provoquer la repousse de jeunes feuilles. La farine de feuilles est utilisait dans des sauces à couscous. 33 grammes de feuilles sèches couvrent les besoins journaliers en calcium d’un individu. Les jeunes plantules se mangent cuites comme des asperges, soit au naturel, soit légèrement ébouillantées: on mâche les parties tendres et recrache les fibres ; on fait de même avec racines des jeunes plants. Cette pratique culinaire explique en partie pourquoi l’on ne trouve pas beaucoup de jeunes arbres. Les graines Dés le XVème siècle, elles étaient vendues sur les marchés du Caire. Elles sont consommées fraîche ou grillées. La graine contient 15 % d’une huile comestible, plus riche en protéines que celle des arachides. La farine de graines peut contenir jusqu’à 48 % de protéines et jusqu’à 2 % de vitamine B1; elle mériterait d’être utilisée pour la fabrication d’aliments infantiles comme l’est la farine de caroubier en Algérie ; fermentée, elle prend un goût d’huile d’amande et peut devenir légèrement toxique. La graine contient un alcaloïde, l’adansonine, qui est utilisée comme contre-poison. Réservoir d’eau On notera aussi que le baobab adansonia digitata joue un rôle contre la soif. En effet, en cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif. Mais surtout, dans certaines régions sèches, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. Pour ce faire, on aménage un vaste entonnoir à pente très faible tout au tour de l’arbre, d’un rayon de 10 à 15 mètres, pour que l’eau se concentre autour du tronc quand il pleut. Miel Signalons encore que les baobabs adansonia digitata sont habités par des colonies d’abeilles, qui nourrissent du nectar de ses fleurs, et produisent un miel fin et apprécié.

Boutique Biologiquement.comLe baobab Adansonia digitata

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Le baobab Adansonia digitata,  rrbre d’Afrique tropicale, à tronc énorme, beau et difforme. Arbre à palabres, arbre sacré, arbre au tronc creux dans lequel on enterrait jadis les griots.

Ouest de Madagascar, près de Morondava, allée des baobabs. Mythe de création de l’arbre, inspiré d’une légende originaire du Kenya.

Il était une fois une source et un petit étang, lisse comme un miroir. Ici, il y a très longtemps, se tenait le baobab. Le baobab se tenait auprès de l’eau et dressait sa cime vers le ciel. Il voyait les autres arbres qui avaient des chevelures feuillues, de tendres écorces, des troncs élancés : tous étincelaient de couleurs ! Le baobab Adansonia digitata voyait tout cela dans le miroir et il était malheureux car ses branches et ses feuilles à lui étaient… toutes petites ! Son tronc était gros, son écorce, terne et ridée. On aurait dit la peau d’un vieil éléphant ! Aussi le baobab invoqua Dieu et se plaignit à lui. Mais Dieu avait créé le baobab et était satisfait de son œuvre car le baobab était différent de tous les autres arbres. Et Dieu aimait la diversité. Il aimait l’hippopotame, beau à ses yeux. Il aimait le cri de l’hyène, agréable à ses oreilles. De même, il aimait le baobab qui n’était pas semblable aux autres.

Le baobab Adansonia digitata qui produit le pain de singe
Le baobab Adansonia digitata qui produit le pain de singe

Mais comme le baobab ne cessait ni de se regarder dans le miroir ni d’élever vers Dieu ses plaintes, Dieu se mit en colère, descendit, saisit le baobab, le souleva et le replanta à l’envers. Ainsi, l’arbre, ne se voyant plus, ne se plaignait plus. Tout était rentré dans l’ordre… S. Bruneau, M.-A. Roudil : « Il est possible que le baobab soit aux arbres ce que l’australopithèque est au genre humain. Pourtant, pour les Malgaches, il est devenu un élément de décor qu’ils ne regardent plus, un simple arbre d’alignement au bord de la route. Ils sont même un peu surpris de voir tant d’étrangers fréquenter leurs allées en quête de clichés exotiques, un peu comme si une armée de touristes coréens débarquait en Provence pour photographier les platanes. Cette incapacité universelle à regarder ce qui nous est trop familier nous a toujours questionnés. Nous voulions souligner ce contraste entre la beauté du baobab et l’indifférence de ceux qui vivent et déambulent à leurs pieds, dans un trafic incessant : zébus tirant un chariot, hommes rentrant avec leur hache posée sur l’épaule, camions transportant des travailleurs de la saline voisine, enfants poussant un vieux cerceau de métal, jeunes femmes portant leur bébé. Il y a là tellement de mouvement que nous avons décidé de ne pas en rajouter. Des plans fixes s’imposaient : les gens passent et vaquent à leurs activités quotidiennes, l’arbre reste. Il veille sur le monde comme un aïeul, même si personne ne le voit. »

Boutique Biologiquement.comLa pollinisation du baobab Adansonia digitata

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La pollinisation du Baobab Adansonia digitata Objectif : Mettre en évidence une coévolution entre un angiosperme et son pollinisateur Matériel : Le film « Pollinisation du baobab » (13 mn) porte sur l’étude sur la pollinisation du baobab par les chauves-souris nectarivores Eidolon elvum.

Ce film montre l’éclosion des fleurs du baobab adansonia digitata à la tombée de la nuit et l’attraction qu’il provoque sur les chauves-souris entraînant la pollinisation. Vues réelles nocturnes et aériennes – ralenties.
Pistes d’exploitation du film : Répartition géographique du baobab adansonia digitata Savane, côte occidentale et côte orientale africaine (importante concentration autour de Dakar) Caractéristiques morphologiques du baobab Selon les conditions environnementales : le baobab adansonia digitata est trapu ou possède un port plus élevé (plus de 25 m de haut).

La fleur de baobab suavage Adansonia digitata
La fleur de baobab suavage Adansonia digitata

Il porte les fruits et les fleurs de la saison ainsi que les fruits de la saison passée (fruit= pain de singe : font 35 cm de long et ont une enveloppe coriace) Période de pollinisation du baobab Après la saison sèche et la défeuillaison (mois de juin). Période de floraison : juin-juillet Pollinisateurs du baobab ◦ insectes hyménoptères : disparaissent à la nuit tombée et n’ont donc qu’un faible rôle dans la pollinisation. ◦ chauve-souris Eidolon elvum : pollinisent le baobab la nuit. Caractéristiques du principal pollinisateur Cette chauve-souris est frugivore et nectarivore, endémique de l’Afrique. Elle a une très bonne vue, la mobilité de ses pavillons indique une très bonne ouïe (pas d’écholocalisation), son odorat est très développé. Elle possède un long pouce qui lui permet de saisir facilement les fleurs de baobab adansonia digitata. Caractéristiques morphologiques de la fleur de baobab favorisant sa pollinisation
◦ La fleur possède de très nombreuses étamines (1 500 à 200 par fleur).
◦ Le style est recourbé vers les pétales pour favoriser la fécondation croisée.
◦ Grosses fleurs. Caractéristiques physiologiques de la fleur de baobab adansonia digitata favorisant sa pollinisation
◦ La fleur ne dure qu’une nuit : elle s’ouvre à partir de 20h. Elle possède un grand pouvoir d’attraction pour les chauves-souris en exhalant un parfum fort et peu agréable pour l’Homme qui imprègne l’environnement.
◦ Elle sécrète un abondant nectar à la base de sa corolle.
◦ Son pollen, porté par de très nombreuses étamines, s’incruste dans les poils de la chauvesouris et est véhiculé vers la prochaine fleur. Intérêt de la pollinisation du baobab adansonia digitata pour le pollinisateur. La fleur fournit au pollinisateur un nectar riche en eau et en sucre. La chauve-souris lèche le pollen qui lui apporte des acides-aminés. Bilan : Lien entre les caractéristiques de reproduction du Baobab et de comportement de la chauve-souris
◦ Les fleurs de baobab adansonia digitata s’ouvrent au crépuscule et la nuit, moment où la chauve-souris, en tant qu’animal nocturne, est la plus active.
◦ La fleur présente une structure capable de soutenir l’animal et constitue un parfait point d’ancrage pour permettre à la chauve-souris de se nourrir du nectar.
◦ Il semblerait que ce soit essentiellement les mâles qui soient présents sur ce type de baobab : on peut faire l’hypothèse que le baobab adansonia digitata mime des caractéristiques de la femelle Eidolon elvum (ex : les phéromones sexuelles)
Les périodes de reproduction de ces deux espèces sont simultanées.