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Importance et usages, le baobab adansonia digitata est extrêmement important pour les humains et les animaux qui vivent dans les zones sèches d’Afrique. Il offre un abri et fournit de la nourriture, des fibres et des médicaments, ainsi que des matières premières destinées à de nombreux usages.

Les feuilles de baobab adansonia digitata constituent une excellente source de protéines et contiennent tous les acides aminés essentiels, ainsi que la plupart des acides aminés non essentiels. Elles ont également une forte teneur en minéraux et en vitamines A et C. Elles sont utilisées fraîches en tant que légume ou sont séchées au soleil, moulues et tamisées pour produire une poudre verte servant à aromatiser les sauces dans de nombreuses parties de l’Afrique. Dans la plupart des pays africains où l’on trouve Adansonia digitata, les feuilles sont utilement être mélangée à de l’eau ou du lait pour en faire une boisson, ou utilisée comme complément en la mélangeant à des aliments de base comme la farine de maïs ou de manioc. Les graines et les amandes sont largement utilisées, malgré leur coque épaisse et dure. Les graines servent communément à épaissir les soupes, mais elles sont également fermentées et employées comme aromate ou grillées et consommées comme amuse-gueule. Les graines fournissent aussi une huile de cuisson mais cet usage n’est pas répandu, malgré le déficit actuel d’huiles végétales dans de nombreuses régions où le baosées comme légume ; elles sont cueillies et vendues par de nombreuses familles. Dans la partie sud du continent, les populations récoltent les fruits et les graines pour les vendre à des entreprises locales qui fabriquent de l’huile à partir des graines et conditionnent la pulpe des fruits. Lorsque les fruits sont mûrs, leur pulpe est une poudre sèche et granuleuse. Elle peut être consommée fraîche ou ajoutée à du gruau cuit. Consommer la pulpe crue permet de préserver les vitamines qu’elle contient. Les pousses et les racines des graines germées sont comestibles, tout comme les racines pivotantes des jeunes arbres, mais leur consommation est plus rare. L’utilisation des produits du baobab adansonia digitata dans une nouvelle génération d’aliments et de boissons est un débouché prometteur car ils ont une valeur nutritionnelle élevée et des propriétés utiles pour la transformation, notamment une forte teneur en pectine et en fibres. Par ailleurs, leur consommation présenterait de nombreux bénéfices pour la santé.

Le pain de singe fruit du baobab adansonia digitata

Le pain de singe fruit du baobab adansonia digitata

Le baobab adansonia digitata fournit également des fibres (écorce), utilisées pour fabriquer de la corde, du fourrage pour le bétail (feuilles) et des produits médicinaux réalisés à partir de différentes parties de l’arbre et utilisés pour traiter divers problèmes médicaux. Les extraits de feuilles sont très efficaces contre la dysenterie. Ils sont aussi diurétiques, diaphorétiques, tonifiants. Ils servent généralement à soigner la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, les lumbagos ou l’ophtalmie, le ver de Guinée et les infections des voies urinaires. Ils sont efficaces dans le traitement de l’asthme. L’écorce est utilisée pour traiter le paludisme, les inflammations du tube digestif, les caries dentaires, le rachitisme, l’anorexie et les lumbagos. Les racines servent de remontant, indiqué dans le traitement du paludisme. La pulpe des fruits est employée pour soigner et fortifier les enfants, traiter la diarrhée, la dysenterie et les inflammations de l’intestin et du foie. Les graines sont utilisées dans le traitement des caries dentaires, des gingivites, du paludisme, de la rougeole et des gastrites. La sève sert à stopper l’évolution des caries dentaires. La gomme est utilisée comme désinfectant pour les plaies et dans le traitement des maux de dents.


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Le baobab est naturellement présent dans les régions semi-arides d’Afrique tropicale, notamment dans la plupart des pays situés au sud du Sahara, à l’exception du Liberia, de l’Ouganda, de Djibouti, du Burundi et de la Ré- publique Centrafricaine.

Au Tchad, on ne le trouve que dans l’ouest et, en Afrique du Sud, il se limite essentiellement au Transvaal. Il est présent dans divers écosystèmes, y compris les zones côtières d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Au nord, son aire de répartition estlimitée par les terres broussailleuses semi-désertiques. Dans l’est, de l’Érythrée au Mozambique, on le trouve typiquement dans les basses terres, mais il est aussi présent dans les monts Nuba, au Soudan. En Tanzanie, il pousse sur les hauts plateaux qui ont été déboisés au profit des cultures. Il est présent dans les forêts claires matures de Namibie, dans les écosystèmes de savane de tout le Zimbabwe et le nord de l’Afrique du Sud, et dans ces deux types d’écosystèmes en Angola.

Le majestueux baobab

Le majestueux baobab


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Tout les différents nom et appélations de l’Adansonia digitata Baobab en Afrique

Nom commun Baobab, arbre aux calebasses, arbre de mille ans, calebassier du Sénégal (français). African baobab, baobab, monkey bread tree, Ethiopian sour gourd, cream of tartar tree, upside down tree (anglais)
Nom scientifique Adansonia digitata L.
Synonymes Adansonia baobab Gaertn., Adansonia digitata var. congolensis A. Chev., Adansonia integrifolia Rafin., Adansonia scutula Steud., Adansonia situla Spreng., Adansonia somalensis Chiov., Adansonia sphaerocarpa A. Chev., Adansonia sulcata A. Chev., Baobabus digitata Kuntze., Ophelus sitularius Lour.
Famille Bombacaceae

Groupe                 Pays                                                Nom vernaculaire
socioculturel

Fon / goun            Bénin                                              Kpassa

Yorouba/ nagot     Bénin                                             Osché

Dendi                    Bénin                                             Kôô

Bariba                   Bénin                                             Sônbu

Ditammari             Bénin                                             Moutomu

Mooré                    Burkina-Faso                                 Trega,

Sénoufo Burkina-Faso, Côte d’Ivoire                           Ngigne

Baoulé                  Côte d’Ivoire                                  Fromodo

Amhara                  Éthiopie                                        Bamba

Tigrinya                  Éthiopie                                       Hemmer, dumma

Meru                      Kenya                                          Muramba

Massaï                  Kenya,Tanzanie                             Olimisera ol-unisera

Yao                        Malawi                                          Mlonje

Chichewa              Malawi                                           Mnambe, mlambe

Nkonde                 Malawi                                            Mbuye

Dogon                  Mali                                                 Oro

Songhaï                Mali                                                Konian, ko

Djerma                Mali                                                 Konian

Bambara             Mali                                                 Sira

Peul                     Mali                                                 Babbe, boki, olohi

Malinké                Mali                                                 Sira, sito

Fulani                  Nigeria                                            Boki, bokki

Haoussa             Nigeria Niger                                     Kouka, kuku

Wolof                  Sénégal                                           Goui, gouis, lalo, boui

Sérère               Sénégal                                             Bak

Dirla fogny        Sénégal                                              Boubakakou

Somali, Kamba                                                          Yag, mwambo

 

Kiswahili       Mozambique, Tanzania                          Mbuyu, majoni ya mbuyu

Afrikaner et autres Afrique du Sud  Kremetart, kremtartboom,mubuyu, muyu, mbuyu, mkulukumba, mlambe

Zoulou            Afrique du Sud                                       Isimuhu, umshimulu

Arabe             Soudan                                                  Tebeldi, homiera

Ndebele         Zimbabwe                                               Umkhomo


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On notera aussi que le baobab adansonia digitata joue un rôle contre la soif, en cas se grand sécheresse le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Mais surtout, dans certaines régions sèches, comme le Kordofan et le Darfour, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. Pour ce faire, on aménage un vaste entonnoir à pente très faible tout au tour de l’arbre, d’un rayon de 10 à 15 mètres, pour que l’eau se concentre autour du tronc quand il pleut. Par ailleurs, on creuse l’ intérieur du tronc, en partant juste au-dessous de l’endroit où le tronc donne naissance aux grosses branches :on enlève tout le cœur (qui est du bois mort) ne laissant que l’aubier tronc(qui est un tissus vivant) et l’écorce, creusant jusqu’au bas du tronc : on crée ainsi une cavité qui peut avoir un volume de plusieurs mètres cubes. Quand celle-ci est pleine, on recouvre l’ouverture avec quelle branches, sur lesquelles on place une natte qu’on recouvre de terre.

Adansonia digitata la baobab d'afrique

Adansonia digitata la baobab d’afrique

On a ainsi constitué une réserve d’eau qu’on pourra conserver plusieurs mois et n’utiliser qu’en saison sèche. Il est remarquable que cette façon d’utiliser l’arbre n’est pratiquée que par certaines peuplades et seulement sur à peine la moitié de l’espèce. Les autres usages du baobab adansonia digitata sont très nombreux (GILLET, 1986), en particulier en pharmacopée, ce qu’explique sa riche composition en calcium, en fer, en potassium et en vitamines. Le baobab adansonia digitata est un arbre si important dans la culture sahélienne en générale, et dans des villages de cultivateurs en particulier, qu’on trouve encore des villages complètement enfouis dans des peuplements de ces arbres, comme au sud du Sénégal, et même de véritables peuplements denses de baobabs entourant défensivement un village et situés à l’intérieur d’une ligne de défense en fossés et levées de terre à moitié effacés (et autrefois en clôture d’épineux, mais qui ont disparu), comme prés des Monts Kapsiki, au nord du Cameroun. Il était très difficile à des cavaliers de franchir un tel boisement dense de baobabs aux troncs très épais, des houppiers desquels des archers leur tiraient dessus. Comme l’a souligné SEBIRE (1899), les usages multiples. Toutefois, son bois n’est pas utilisé, sauf pour faire des flotteurs de filets ; bien séché, il peut donner un mauvais combustible. Son nom haussa, ‘fanko’, veut dire ‘bon à rien’ (DALZIEL, 1955).
Signalons encore que les baobabs adansonia digitata sont habités par des colonies d’abeilles, qui nourrissent du nectar de ses fleurs, et produisent un miel fin et apprécié.


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On connaît 7 espèces d’Adansonia.. Le baobab, Adansonia digitata, a une grande importance alimentaire au Sahel.

Ses fleurs, ses graines et ses feuilles quand elles sont très jeunes (c’est à dire surtout en septembre au Sahel) sont consommées crues ou bouillies, mais le plus souvent on sèche les feuilles, on les réduit en poudre et celle-ci est utilisée dans la cuisine avec diverses sauces (OWEN, 1970): la poudre de feuilles séchées est appelée ‘Lalo’ au Ferlo sénégalais (Becker, 1983) et dans le reste du Sénégal et elle est fréquemment consommée avec le couscous; le ‘Lalo’ est vendu sur la plupart des marchés. On sèche les feuilles quand on veut les conserver longtemps; on les vend ainsi sur le marchés telles quelles ou réduites en poudre qui est utilisée notamment pour lier les grains du couscous et dans des sauces. Leur richesse en calcium et en fer est grande: 100g de matière fraîche (M.V) correspondent à 23g de matière sèche (M.S) et contiennent 3,8g de protéines (3,1g dans les feuilles sèches d’après BERGERET, 1990), 400 à 2600 mg de calcium, 50mg d’acide ascorbique (NICOLO, 1957), ainsi que 1618 ug. 100g-1 de vitamine A en équivalent rétinol et 2,8 g de cellulose ; ils représentent 69 Kcal et contiennent du rhamnose et d’ autres sucres, des acides uroniques, des tannins, du tartare de potassium ,des catéchines (WATT et al., 1962) . Mélangées à des graines de sésame et / ou à des arachides, les feuilles de baobab fraîches constituent une excellente salade ’affous’.
Le fruit mûrit de à avril au Sahel. Sa pulpe, généralement blanchâtre, mais pouvant être jaune ou rosée, appelée ‘pain de singe’, est très riche en acide ascorbique (vitamine C ; de 169 270 mg pour 100 g en matière fraîche ou 73 mg vit . C 100 g MS pulpe –1) et en thiamine(vitamine B1 : 0,38 mg .100 g-1 M .V.) ainsi qu’en potassium et en glucose : on dit qu’à volume égal elle est plus riche que l’orange en vitamine C . Les fruits d’Afrique de l’ouest et ceux d’Afrique de l’est ont une composition différente (B.I.I., 1913) ; ayant goûté des uns et des autres, nous préférons gustative ment ceux du Soudan. Mâcher cette pulpe quand on n’est fatigué redonne vite des forces . On peut mâcher la pulpe et l’avaler, ou bien la dissoudre dans de l’eau pour faire une boisson est employée quelquefois comme un succédané du lait . On peut aussi dissoudre la poudre dans du lait. Cette boisson est quelquefois mélangée à la ‘mérissa’, sorte de bière de sorgho fermenté très commune au Soudant. Le fruit contient aussi de la riboflavine (vitamine B2) et de la niacive(vitamine PP) en quantités appréciables, respectivement de l’ordre 0,06 et 2,16 mg. 100 g-1. La pulpe contient pour 100 g en moyenne: 293 mg de calcium; 2,3 g de protéines; 0,27 g de lipides ; 75,6 g de glucides totaux; 7 mg de fer; 96 à 118 mg de phosphore. Il y a encore quelques années, le Soudan exportait de la pulpe de fruit de baobab pour l’industrie pharmaceutique britannique qui l’utilisait dans la fabrication de produit anti-inflammatoires.
On l’utilise aussi à la place du tartare dans la préparation de la pâte à pain (MOGG, 1950). Dans beaucoup de régions, on coupe les branches pour provoquer la repousse de jeunes feuilles et DEPOMMIER (comm.pers. 1994) signale un paysans de la région de Dédougou au Bourkina Faso dont l’essentiel des revenus provient d’un verger de baobabs qu’il export pour vendre les feuilles sur les marchés. La farine de feuilles est utilisait dans des sauces à couscous ; elles contiennent 2,26 g MS-1 et 4850 mg vit. A. kg MS-1. Trente trios grammes de feuilles sèches couvrent les besoins journaliers en calcium d’un individu. Les jeunes plantules se mangent cuites comme des asperges, soit au naturel, soit légèrement ébouillantées: on mâche les parties tendres et recrache les les fibres ; on fait de même avec racines des jeunes plants. Cette pratique culinaire explique en partie pourquoi l’on trouve pas beaucoup de jeunes arbres.

Graines de baobab Adansonia digitata Bombacacée

Graines de baobab Adansonia digitata Bombacacée

Les graines ont donné leur nom à l’arbre (baobab vient de ‘abuhoboub’, le père des graines). Dés le XV ème siècle, elles étaient vendues sur les marchés du Caire. Elles sont consommées fraîche ou grillées. La graine contient 15 % d’une huile comestible, plus riche en protéines que celle des arachides. La farine de graines peut contenir jusqu’à 48 % de protéines et jusqu’à 2 % de vitamine B1 ; elle mériterait d’être utilisée pour la fabrication d’aliments infantiles comme l’ est la farine de caroubier en Algérie ; fermentée, elle prend un goût d’huile d’amande et peut devenir légèrement toxique. La graine contient un alcaloïde, l’adansonine, qui est un antidode de la strophantine et est utilisée comme contre-poison ; elle est une bonne source de thiamine, après la levure toutefois, mais est déficient en lysine, moins toutefois que l’arachide.


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A tous seigneurs, tout honneur. Les baobabs détiennent bien des records, dont celui de la longévité pour les plantes à fleurs (+ ou – 5000 ans) et celui de la taille, certains arbres africains atteignant plus de 38 m de circonférence.

Si leur bois n’était pas mou et donc impropre à faire des planches ou du feu, ils auraient sans doute disparus car leur croissance est très lente. Autre particularité, le tronc se gorge d’eau et les baobabs peuvent ainsi résister à des sécheresses de plusieurs mois, en vivant sur leur réserve. Leur tronc ne présente pas les cercles de croissance annuels qui permettent de les dater avec précision (dendrobiologie), il est spongieux, l’écorce donne des fibres. Des arbres complètement creux en dedans subsistent, fleurissent et fructifient.
Le genre comprend 8 espèces. Madagascar est le pays le plus riche du monde en baobabs puisqu’il possède, à lui seul, sept espèces : Adansonia grandidieri Baillon Adansonia suarezensis H. Perrier. Adansonia rubrostipa Jum. & H. Perrier Adansonia madagascariensis Baillon. Adansonia za Baillon Adansonia perrieri Capuron et Adansonia digitata L. (africano-malgache). C’est la même espèce pour toute l’Afrique : Adansonia digitata L. et une seule espèce aussi en Australie : Adansonia gibbosa (A. Cunn.) Guymer ex D. Baum. La première illustration et description d’un baobab figure dans l’ouvrage de Flacourt, “Histoire de la grande isle Madagascar”, figure 143, publiée en 1658. La légende sous le n° 150, indique : “Anazé est un arbre qui croît aux Mahafales, aux Ampatres et à Anossi, il vient gros par le pied et se termine en pyramide. Il porte une espèce de gourde pleine d’une pulpe blanche qui est aigrette et a le goût de crème de tartre. Il y a plusieurs noyaux durs, gros comme noyaux de pin. Il y a un de ces arbres dans les Mahafales qui est prodigieusement gros et qui est creux et a une porte”. Les fruits représentés sont ovales. Il s’agit donc de Adansonia za, espèce fréquente en pays mahafale. La pulpe est riche en vitamine C. Les “noyaux” sont les graines dures. Nous avons également vu et photographié des portes découpées dans les troncs des baobabs, dans cette région.

Le baobab d'afrique adansonia digitata

Le baobab d’afrique adansonia digitata

Le genre fut créé par Linné, en 1753, en hommage à Adanson qui visita le Sénégal au milieu du 18ème siècle et rapporta une description de l’arbre, des fruits et des illustrations de Adansonia digitata L. Un magnifique exemplaire de Adansonia digitata trône en pleine ville de Majunga (Mahajanga) dans le Nord-Ouest de Madagascar ; il a environ 2000 ans et 21 m de circonférence mesurés à 80 cm du sol, au niveau de la barrière par Jacqueline Boiteau, en octobre 2005. Une carte postale prise en 1935, le montre sans feuilles, avec comme légende : Baobab de Majunga, vingt mètres de tour. Le second par la taille est situé à Diégo-Suarez (Antsiranana), il est plus jeune et moins gros et sert d’arbre à palabres. Il est difficile de déterminer à l’espèce, les baobabs de Madagascar sans les fleurs. Leur port est très variable. De plus, il n’est pas facile d’étudier la biologie de ces espèces, car six mois par an, de juin à octobre, elles n’ont pas de feuilles et elles n’ont des fleurs qu’un mois environ. Par contre, les fruits restent persistants plusieurs mois. Selon les espèces, on trouve des fruits ovales (Adansonia za, perrieri et digitata), ou ronds (A. rubrostipa, madagascariensis, grandidieri) ou côtelé comme A. suarezensis.
Pour une détermination précise, il faut donc impérativement voir les fleurs qui ne sont présentes, selon l’espèce, qu’en novembre pour Adansonia perrieri et janvier pour les autres espèces. Les fleurs apparaissent avant les feuilles chez Adansonia perrieri. Elles sont jaune d’or. Chez d’autres espèces, la fleur apparaît après les feuilles, comme A. madagascariensis, A. rubrostipa et A. za. Sur les 8 espèces du genre, quatre ont les fleurs blanches. Les autres sont soit jaunes, soit oranges, soit rouges. Le calice est toujours duveteux, il peut être blanc-verdâtre, brun et rouge pourpre.
Les fleurs sont grandes, elles peuvent atteindre quinze centimètres de long. – Si les fleurs sont blanches et pendantes, elles sont pollinisées par les chauves-souris (Adansonia digitata), – si elles sont dressées
ou horizontales, blanches, rouges, oranges ou jaunes, elles sont pollinisées par les lémuriens ou des papillons nocturnes (David Baum 1995). A. grandidieri et A. suarezensis ont des fleurs blanches, érigées et portées en bout des branches. Le calice est brun verdâtre à sépales enroulés, les pétales blancs enroulés, les étamines et le style blancs. Les fleurs de A. grandidieri sont plus petites que celles du A. suarezensis, avec une morphologie très proche cependant. A. madagascariensis a des pétales rouges aussi longs que les étamines, celles-ci étant oranges, le style rouge. A. rubrostipa et A. za ont des pétales oranges, des étamines oranges et le style pourpre. Ils diffèrent par la longueur des pétales, du tube staminal et du style. Chez A. rubrostipa, les pétales n’arrivent qu’à la moitié des étamines et le style est très saillant alors que chez A. za, ils ont à peu près les mêmes dimensions, le style dépassant à peine les étamines et les pétales. Les feuilles de A. rubrostipa ont des lobes dentés, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces. Le célébré baobab amoureux, de Monrondava à Belo-sur-Tsiribihina, appartient à A.rubrostipa. De nombreuses confusions ont été publiées, en particulier sur le peuplement à Diégo-Suarez, au pied de la montagne des Français, le long du calvaire où deux espèces subsistent (Baum, 1995). Ces baobabs étaient la plus part du temps considérés comme appartenant à Adansonia suarezensis. Nous avons récolté et photographié les fleurs rouges au mois de janvier et avons pu déterminer ainsi avec certitude qu’il s’agissait de Adansonia madagascariensis y compris un arbre avec deux branches en croix qui figure sur de nombreuses cartes postales et sites Internet; alors qu’au pied de Windsor Castle, il s’agit bien de Adansonia suarezensis dont nous avons trouvé au pied, les fleurs blanches et les fruits costulés. Cette dernière espèce est en voie d’extinction, plus encore que A. perrieri. Le plus gros baobab de Madagascar, appartient à Adansonia za. Il est situé à 22 km d’Ampanihy dans le Sud (pays Mahafale) et mesure 23,38 mètres de circonférence à un mètre du sol, mesure que nous avons faite en janvier 2006. Sur une pancarte à côté, il était écrit, de façon erronée, circonférence 27 m. Difficile de penser qu’il ait diminué… Il était couvert de fleurs et son tronc, de rousssettes (chauve-souris). C’est donc une espèce endémique qui bat le record de circonférence des baobabs à Madagascar. Il est daté d’environ 2000 ans, fruit ovale, comparer avec celui de A. rubrostipa, rond. Adansonia digitata a t-il été introduit à Madagascar et par qui ? Les Portugais découvrent Madagascar le 10 août 1500, les Arabes vers 1300, les Malgaches vers 600 (datation au carbonne). Résulte t’il de la séparation de Madagascar de l’Afrique, il y a 65 millions d’années, puisque la huitième espèce est australienne ?


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Caractères botaniques remarquables Adansonia digitata, ou baobab, est connu dans toute l’Afrique tropicale par son tronc immense et ses énormes branches. Celles-ci ressemblent à des racines, ce qui accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel.

Diamètre atteignant 3 à 6 m et hauteur, 25 à 30 m. Les jeunes arbres ont un tout autre aspect, ils ressemblent à des bouteilles élancées dans le bouchon desquelles on aurait piqué les rameaux. Le baobab est dénudé en saison sèche. Les feuilles d’Adansonia digitata sont composées avec 3 à 9 (6 à 7) folioles entières, lancéolées, longues de 4 à 15 cm et jusqu’à 5 cm de large, brillantes dessus, poilues dessous. Floraison : fleurs et fruits En fin de saison sèche ou juste avant les premières pluies, souvent avant l’apparition des premières feuilles. Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia: des fleurs pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées. Les fleurs mesurent 15 à 20 cm de diamètre, d’un blanc éclatant, se tachant de brun avec l’âge ou quand on des cueille. Elles se disposent de manières solitaires, suspendues à une ‘ficelle’, le pédoncule, qui peut atteindre 1 m de longueur et supporte plus tard le fruit. La pollinisation s’effectue par les chauves-souris et autres micro-mammifères.

Pain de singe le fruit de baobab adansonia digitata

Pain de singe le fruit de baobab adansonia digitata

Le fruit, que l’on appelle en français « pain de singe », est de forme allongée ellipsoïde, mesurant 12 à 36 cm de long et 7 à 17 cm de diamètre. Son enveloppe de 0,5 à 1 cm d’épaisseur est pelucheuse, dure, ligneuse, vert brunâtre ou jaunâtre gris. A l’intérieur, on trouve une pulpe blanche à rosâtre pâle, compartimentée par 10 cloisons fibreuses dans le sens de la longueur. La pulpe contient de nombreuses graines de la grandeur d’un haricot, dures, réniformes, brun noir.

Ses fleurs, ses graines et ses feuilles quand elles sont très jeunes sont consommées crues ou bouillies, mais le plus souvent on sèche les feuilles, on les réduit en poudre et celle-ci est utilisée dans la cuisine avec diverses sauces: la poudre de feuilles de baobab adansonia digitata séchées est appelée ‘Lalo’ au Ferlo sénégalais et dans le reste du Sénégal et elle est fréquemment consommée avec le couscous. Le ‘Lalo’ est vendu sur la plupart des marchés. On sèche les feuilles quand on veut les conserver longtemps; on les vend ainsi sur le marchés telles quelles ou réduites en poudre qui est utilisée notamment pour lier les grains du couscous et dans des sauces. Mélangées à des graines de sésame et / ou à des arachides, les feuilles de baobab fraîches constituent une excellente salade ’affous’. La pulpe La pulpe des fruits de baobab adansonia digitata, généralement blanchâtre, mais pouvant être jaune ou rosée, appelée ‘pain de singe’, est très riche en acide ascorbique (vitamine C): on dit qu’à volume égal elle est plus riche que l’orange en vitamine C. On peut mâcher la pulpe et l’avaler, ou bien la dissoudre dans de l’eau pour faire une boisson est employée quelquefois comme un succédané du lait. On peut aussi dissoudre la poudre dans du lait. Cette boisson est quelquefois mélangée à la ‘mérissa’, sorte de bière de sorgho fermenté très commune au Soudant. Il y a encore quelques années, le Soudan exportait de la pulpe de fruit de baobab adansonia digitata pour l’industrie pharmaceutique britannique qui l’utilisait dans la fabrication de produits anti-inflammatoires. Les feuilles Dans beaucoup de régions, on coupe les branches pour provoquer la repousse de jeunes feuilles. La farine de feuilles est utilisait dans des sauces à couscous. 33 grammes de feuilles sèches couvrent les besoins journaliers en calcium d’un individu. Les jeunes plantules se mangent cuites comme des asperges, soit au naturel, soit légèrement ébouillantées: on mâche les parties tendres et recrache les fibres ; on fait de même avec racines des jeunes plants. Cette pratique culinaire explique en partie pourquoi l’on ne trouve pas beaucoup de jeunes arbres. Les graines Dés le XVème siècle, elles étaient vendues sur les marchés du Caire. Elles sont consommées fraîche ou grillées. La graine contient 15 % d’une huile comestible, plus riche en protéines que celle des arachides. La farine de graines peut contenir jusqu’à 48 % de protéines et jusqu’à 2 % de vitamine B1; elle mériterait d’être utilisée pour la fabrication d’aliments infantiles comme l’est la farine de caroubier en Algérie ; fermentée, elle prend un goût d’huile d’amande et peut devenir légèrement toxique. La graine contient un alcaloïde, l’adansonine, qui est utilisée comme contre-poison. Réservoir d’eau On notera aussi que le baobab adansonia digitata joue un rôle contre la soif. En effet, en cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif. Mais surtout, dans certaines régions sèches, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. Pour ce faire, on aménage un vaste entonnoir à pente très faible tout au tour de l’arbre, d’un rayon de 10 à 15 mètres, pour que l’eau se concentre autour du tronc quand il pleut. Miel Signalons encore que les baobabs adansonia digitata sont habités par des colonies d’abeilles, qui nourrissent du nectar de ses fleurs, et produisent un miel fin et apprécié.


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Le baobab Adansonia digitata,  rrbre d’Afrique tropicale, à tronc énorme, beau et difforme. Arbre à palabres, arbre sacré, arbre au tronc creux dans lequel on enterrait jadis les griots.

Ouest de Madagascar, près de Morondava, allée des baobabs. Mythe de création de l’arbre, inspiré d’une légende originaire du Kenya.

Il était une fois une source et un petit étang, lisse comme un miroir. Ici, il y a très longtemps, se tenait le baobab. Le baobab se tenait auprès de l’eau et dressait sa cime vers le ciel. Il voyait les autres arbres qui avaient des chevelures feuillues, de tendres écorces, des troncs élancés : tous étincelaient de couleurs ! Le baobab Adansonia digitata voyait tout cela dans le miroir et il était malheureux car ses branches et ses feuilles à lui étaient… toutes petites ! Son tronc était gros, son écorce, terne et ridée. On aurait dit la peau d’un vieil éléphant ! Aussi le baobab invoqua Dieu et se plaignit à lui. Mais Dieu avait créé le baobab et était satisfait de son œuvre car le baobab était différent de tous les autres arbres. Et Dieu aimait la diversité. Il aimait l’hippopotame, beau à ses yeux. Il aimait le cri de l’hyène, agréable à ses oreilles. De même, il aimait le baobab qui n’était pas semblable aux autres.

Le baobab Adansonia digitata qui produit le pain de singe

Le baobab Adansonia digitata qui produit le pain de singe

Mais comme le baobab ne cessait ni de se regarder dans le miroir ni d’élever vers Dieu ses plaintes, Dieu se mit en colère, descendit, saisit le baobab, le souleva et le replanta à l’envers. Ainsi, l’arbre, ne se voyant plus, ne se plaignait plus. Tout était rentré dans l’ordre… S. Bruneau, M.-A. Roudil : « Il est possible que le baobab soit aux arbres ce que l’australopithèque est au genre humain. Pourtant, pour les Malgaches, il est devenu un élément de décor qu’ils ne regardent plus, un simple arbre d’alignement au bord de la route. Ils sont même un peu surpris de voir tant d’étrangers fréquenter leurs allées en quête de clichés exotiques, un peu comme si une armée de touristes coréens débarquait en Provence pour photographier les platanes. Cette incapacité universelle à regarder ce qui nous est trop familier nous a toujours questionnés. Nous voulions souligner ce contraste entre la beauté du baobab et l’indifférence de ceux qui vivent et déambulent à leurs pieds, dans un trafic incessant : zébus tirant un chariot, hommes rentrant avec leur hache posée sur l’épaule, camions transportant des travailleurs de la saline voisine, enfants poussant un vieux cerceau de métal, jeunes femmes portant leur bébé. Il y a là tellement de mouvement que nous avons décidé de ne pas en rajouter. Des plans fixes s’imposaient : les gens passent et vaquent à leurs activités quotidiennes, l’arbre reste. Il veille sur le monde comme un aïeul, même si personne ne le voit. »


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La pollinisation du Baobab Adansonia digitata Objectif : Mettre en évidence une coévolution entre un angiosperme et son pollinisateur Matériel : Le film « Pollinisation du baobab » (13 mn) porte sur l’étude sur la pollinisation du baobab par les chauves-souris nectarivores Eidolon elvum.

Ce film montre l’éclosion des fleurs du baobab adansonia digitata à la tombée de la nuit et l’attraction qu’il provoque sur les chauves-souris entraînant la pollinisation. Vues réelles nocturnes et aériennes – ralenties.
Pistes d’exploitation du film : Répartition géographique du baobab adansonia digitata Savane, côte occidentale et côte orientale africaine (importante concentration autour de Dakar) Caractéristiques morphologiques du baobab Selon les conditions environnementales : le baobab adansonia digitata est trapu ou possède un port plus élevé (plus de 25 m de haut).

La fleur de baobab suavage Adansonia digitata

La fleur de baobab suavage Adansonia digitata

Il porte les fruits et les fleurs de la saison ainsi que les fruits de la saison passée (fruit= pain de singe : font 35 cm de long et ont une enveloppe coriace) Période de pollinisation du baobab Après la saison sèche et la défeuillaison (mois de juin). Période de floraison : juin-juillet Pollinisateurs du baobab ◦ insectes hyménoptères : disparaissent à la nuit tombée et n’ont donc qu’un faible rôle dans la pollinisation. ◦ chauve-souris Eidolon elvum : pollinisent le baobab la nuit. Caractéristiques du principal pollinisateur Cette chauve-souris est frugivore et nectarivore, endémique de l’Afrique. Elle a une très bonne vue, la mobilité de ses pavillons indique une très bonne ouïe (pas d’écholocalisation), son odorat est très développé. Elle possède un long pouce qui lui permet de saisir facilement les fleurs de baobab adansonia digitata. Caractéristiques morphologiques de la fleur de baobab favorisant sa pollinisation
◦ La fleur possède de très nombreuses étamines (1 500 à 200 par fleur).
◦ Le style est recourbé vers les pétales pour favoriser la fécondation croisée.
◦ Grosses fleurs. Caractéristiques physiologiques de la fleur de baobab adansonia digitata favorisant sa pollinisation
◦ La fleur ne dure qu’une nuit : elle s’ouvre à partir de 20h. Elle possède un grand pouvoir d’attraction pour les chauves-souris en exhalant un parfum fort et peu agréable pour l’Homme qui imprègne l’environnement.
◦ Elle sécrète un abondant nectar à la base de sa corolle.
◦ Son pollen, porté par de très nombreuses étamines, s’incruste dans les poils de la chauvesouris et est véhiculé vers la prochaine fleur. Intérêt de la pollinisation du baobab adansonia digitata pour le pollinisateur. La fleur fournit au pollinisateur un nectar riche en eau et en sucre. La chauve-souris lèche le pollen qui lui apporte des acides-aminés. Bilan : Lien entre les caractéristiques de reproduction du Baobab et de comportement de la chauve-souris
◦ Les fleurs de baobab adansonia digitata s’ouvrent au crépuscule et la nuit, moment où la chauve-souris, en tant qu’animal nocturne, est la plus active.
◦ La fleur présente une structure capable de soutenir l’animal et constitue un parfait point d’ancrage pour permettre à la chauve-souris de se nourrir du nectar.
◦ Il semblerait que ce soit essentiellement les mâles qui soient présents sur ce type de baobab : on peut faire l’hypothèse que le baobab adansonia digitata mime des caractéristiques de la femelle Eidolon elvum (ex : les phéromones sexuelles)
Les périodes de reproduction de ces deux espèces sont simultanées.


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